2024 : l’année la plus chaude jamais observée au Québec
L’année 2024 a été d’une chaleur record au Québec, sa température moyenne surpassant de 0,1 °C le précédent record (2010), de 3,2 °C la normale de 1981-2010 et de 3,9 °C la normale du 20e siècle. Cette année est le point culminant de séquences qui, à l’échelle du Québec, atteignent désormais 22 mois, tous plus chauds que la normale, et 27 années, toutes plus chaudes que la normale du 20e siècle – soit 22 années de plus que la précédente plus longue. Chacun des mois de 2024 a non seulement été plus chaud que la normale, mais parmi les 10 plus chauds de leur classement respectif, septembre et novembre prenant notamment le premier rang. Par endroits, le précédent record local a notamment été battu par 1 °C et plus au Nord-du-Québec, en Abitibi-Témiscamingue et en Montérégie, et par 0,5 °C et plus dans toutes les autres régions de la province, excepté la Côte-Nord, où il a tout de même été battu par 0,2 °C à Tadoussac. Ainsi, 2024 a aussi été l’année la plus chaude jamais observée, en moyenne, au sud de la province, 0,5 °C devant le précédent record (2010). Cela a aussi été le cas dans les États voisins au sud de la frontière, dans l’ensemble aux États-Unis
et à l’échelle mondiale
. 2024 a pris le troisième rang à l’échelle du Canada
. Tout comme en 2023, désormais quatrième au classement des années les plus chaudes au Québec, tous les indicateurs de chaleur étaient en hausse et ceux liés au froid étaient considérablement en baisse cette année, qui a par ailleurs laissé beaucoup moins de neige mais autant de pluie que les quantités attendues, en moyenne, sur le territoire québécois.
2024 en chiffres | |
1re | année la plus chaude en 109 ans au Québec (idem au sud) |
27e | année consécutive plus chaude que la normale du 20e siècle au Québec (idem au sud) |
3,2 | °C plus chaud que la normale au Québec (2,8 °C au sud) |
60 | % du total de degrés-jours de gel normal au sud du Québec |
80 | % du total de degrés-jours de chauffage normal au sud du Québec |
145 | % du total de degrés-jours de croissance normal au sud du Québec |
195 | % du total de degrés-jours de climatisation normal au sud du Québec |
93 | cm moins de neige que la normale au Québec, avec 161 cm (-77 cm au sud, 165 cm) |
8 | mm moins de pluie que la normale au Québec, avec 543 mm (+17 mm au sud, 708 mm) |
118 jours plus chauds que la normale par plus de 5 °C, quatre plus froids que la normale par plus de 5 °C
La température moyenne a aussi été la plus élevée jamais observée durant les six mois les plus chauds de l’année, battant de 0,2 et 0,5 °C le précédent record (2023) à l’échelle du Québec et au sud de la province entre mai et octobre, avec au passage l’été et l’automne les plus chauds jamais observés. Cette saison chaude a notamment été marquée par la journée la plus chaude des archives au sud de la province lors de l’une des deux canicules de juin, suivies par une autre canicule majeure chevauchant juillet et août, puis par une chaleur record en septembre. Ainsi, le nombre de jours avec une température maximale supérieure à 25 et 30 °C a été près de deux fois plus élevé que la normale (22 et 4 jours de plus, soit 190 et 240 % de la normale) au sud de la province, augmentant aussi de deux fois la normale les besoins en climatisation (195 % du total normal de degrés-jours de climatisation). Les plantes ont aussi pu croître plus longtemps et bénéficier de plus d’énergie (saison de croissance 17 jours plus longue, avec 145 % du total normal de degrés-jours de croissance). La température la plus élevée observée cette année a été de 36,6 °C, le 19 juin, à Saint-René-de-Matane en Gaspésie, un record local absolu.
Les six mois les plus froids de l’année ont quant à eux présenté la deuxième température moyenne la plus élevée des archives pour cette période de l’année, à 1,2 et 0,6 °C de la plus élevée jamais observée (2010) à l’échelle du Québec et au sud de la province, de janvier à avril et en novembre et décembre. Au sud de la province, les jours avec une température minimale sous -20 °C ont pour ainsi dire remplacé ceux d’une température minimale sous -30 °C, à toutes fins pratiques inexistants (22 et 2 jours, contre 57 et 20 jours normalement), diminuant grandement l’emprise du gel et le besoin en chauffage (60 et 80 % des totaux normaux de degrés-jours de gel et de chauffage). La température la plus basse enregistrée cette année a été de -44,8 °C, le 23 février, dans les monts de Puvirnituq, au Nord-du-Québec.
301 des 366 jours de l’année ont présenté une température moyenne au Québec plus élevée que la normale, dont 118 par plus de 5 °C, 15 par plus de 10 °C et deux par près de 19 °C, alors qu’à l’autre bout du spectre 65 jours ont ainsi été plus froids que la normale, dont seulement quatre par plus de 5 °C. Les records quotidiens de chaleur de 24 jours de l’année ont d’ailleurs été battus, notamment cinq jours consécutifs à deux reprises (du 2 au 6 juin et du 27 au 31 décembre).
Beaucoup de pluie au sud-ouest de la province, mais pas dans l’est – et peu de neige partout
Le total de neige a été largement sous la normale cette année à l’échelle du Québec et au sud de la province (161 et 165 cm en moyenne, soit 93 et 77 cm de moins que la normale), bien qu’il ait surpassé les 400 cm et la normale dans les secteurs montagneux du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie (470 cm, soit 58 cm de plus que la normale à Saint-Jean-de-Cherbourg). À la suite d’un hiver peu neigeux, les chutes de neige se sont arrêtées tôt au printemps et n’ont pas tellement repris en fin d’année. Ainsi, le couvert de neige était le septième moins chargé en eau des 63 dernières années en moyenne au sud de la province à l’amorce de la crue printanière, au début avril. Des débordements de rivières ont été causés par une perte d’eau du couvert de neige plus élevée que la normale, accompagnée du double de la pluie normale, dans la première moitié d’avril, mais dans son ensemble, la crue printanière a été alimentée par le sixième plus faible apport en eau total jamais observé au sud de la province. Le total de pluie a, quant à lui, été près de la normale cette année en moyenne au Québec et au sud de la province (543 et 708 mm, -8 et +17 mm de la normale), mais il a atteint un maximum record local par endroits en Abitibi-Témiscamingue (1 081 mm contre 927 mm en 1941 à Belleterre et 1 022 mm contre 908 mm en 1954 à Senneterre, soit 370 mm de plus que la normale). Le total de pluie a aussi atteint plus de 1 100 mm dans la Capitale-Nationale (1 106 mm à Québec) et en Outaouais (1 103 mm, soit 289 mm de plus que la normale au parc de la Gatineau) et plus de 1 000 mm au Centre-du-Québec, dans la Chaudière-Appalaches et dans les Laurentides, l’une des régions les plus affectées par la tempête post-tropicale Debby, l’événement climatique le plus marquant de l’année. À l’autre bout du spectre, il a été particulièrement faible, sans atteindre un minimum record local, par endroits au Bas-Saint-Laurent (533 mm, soit 170 mm sous la normale à Rimouski).
2024 : les événements climatiques les plus marquants au Québec
Voici un classement des événements climatiques les plus marquants de 2024 au Québec :
La tempête post-tropicale Debby, du 8 au 9 août. De 150 à 200 mm de pluie sont reçus par endroits à Montréal, en Montérégie, dans les Laurentides et en Mauricie, lors du passage de la tempête post-tropicale Debby du 8 au 9 août, un événement d’une période de retour évaluée à plus de 200 ans par endroits. Notre-Dame-du-Laus dans les Laurentides en a notamment reçu 125 mm en six heures, 178 mm en 12 heures et 199 mm au total, soit le plus fort total reçu en un événement cette année, alors que le total a été un peu moins élevé mais tout de même d’un maximum record local à Montréal (154 mm contre 134 mm du 8 au 9 novembre 1996). Les vents sont violents par moments et par endroits à Montréal, au lac Saint-Pierre, en Estrie, dans la Chaudière-Appalaches, sur l’île d’Orléans et en Gaspésie. Une personne perd la vie dans l’affaissement d’une route en Mauricie, de nombreux foyers subissent des inondations et des refoulements d’égouts et plus de 480 000 clients sont privés d’électricité en raison de la tempête, déclarée l’événement climatique le plus coûteux de l’histoire du Québec par le Bureau d’assurance du Canada. Ces fortes pluies locales en août ont porté à un niveau record le total d’avril à août en Montérégie et en Mauricie, alors qu’un état de sécheresse est plutôt observé par endroits au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord, d’avril à septembre.
Le jour le plus chaud jamais observé au sud de la province, le 19 juin. Avec une température moyenne de 26,0 °C, surpassant de 10,0 °C la normale et de 1,4 °C le précédent record (24,6 °C le 1er août 1975 et le 2 juillet 2002), ce 19 juin devient aussi la journée la plus hâtive à présenter une température moyenne aussi élevée, près de deux semaines avant la précédente plus hâtive (le 2 juillet 2002). Il s’agit aussi du jour le plus chaud de l’année à l’échelle du Québec, avec une température moyenne de 20,5 °C, mais six jours ont déjà été plus chauds par le passé à cette échelle (record : 21,9 °C le 5 juillet 2023). Plus de la moitié des records locaux de chaleur pour un 19 juin sont réédités ou battus au Québec. Le maximum absolu de cette année est alors enregistré en Gaspésie, égalant le record de chaleur absolu local (36,6 °C à Saint-René-de-Matane, comme le 17 juin 2020). Le sud de la province est alors frappé par une deuxième canicule en deux semaines, qui mène au mois de juin le plus chaud jamais observé. C’est au Nord-du-Québec qu’avait étonnamment été enregistré le maximum absolu de la première canicule, hâtive, devançant de deux semaines et battant de plus de 1 °C deux jours durant le précédent record de chaleur local en juin (35,1 et 35,0 °C à Kuujjuarapik les 6 et 7 contre 33,9 °C le 22 juin 1989), à près de 1 °C des trois seuls maximums locaux plus élevés jamais observés, tous lors d’une même semaine (36,0, 36,1 et 36,2 °C les 11, 12 et 18 juillet 2005).
Les sept autres jours – consécutifs – les plus chauds de l’année au Québec lors de la canicule majeure du 27 juillet au 4 août. Avec une température moyenne quotidienne à l’échelle du Québec de 18,6 à 20,4 °C durant une semaine complète, la période du 28 juillet au 3 août présente, consécutivement, toutes les journées les plus chaudes de l’année, à l’exception de l’extrême annuel du 19 juin (20,5 °C). Une grande partie du Québec est touchée par une canicule majeure du 27 juillet au 4 août. La chaleur affecte particulièrement Montréal, Laval, la Montérégie, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais, la Mauricie, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord et même le Nord-du-Québec lors des quatre dernières journées de juillet. Le critère de canicule sera aussi atteint en août dans les Laurentides, dans Lanaudière, dans la Capitale-Nationale, au Centre-du-Québec, en Estrie, dans la Chaudière-Appalaches et en Gaspésie. Des maximums supérieurs à 30 °C sont en fait observés dans toutes les régions du Québec, mais pas nécessairement pendant au moins trois journées consécutives partout. Le maximum absolu de juillet (34,1 °C) est enregistré le 29 juillet, au parc national de la Gaspésie, un record local en au moins 30 ans, alors que le maximum absolu en août (33,0 °C) est atteint à quelques reprises et à certains endroits les 1er, 2 et 3 août, en Abitibi-Témiscamingue, dans les Laurentides, en Mauricie et en Montérégie.
Une Halloween d’une chaleur record dans l’extrême sud du Québec, le 31 octobre. Avec un maximum quotidien surpassant les 20 °C à de nombreux endroits et atteignant 27 °C en Montérégie, l’Halloween est d’une chaleur record dans cette région, mais aussi en Outaouais, à Montréal, à Laval, dans les Laurentides, dans Lanaudière, en Mauricie, dans la Capitale-Nationale, au Centre-du-Québec, en Estrie et dans la Chaudière-Appalaches. Le maximum absolu pour ce mois d’octobre enregistré en Montérégie constitue un record local pour une journée d’Halloween (27,1 contre 22,0 °C en 1989 à Hemmingford), mais aussi pour toute date postérieure au 22 octobre (28,3 °C le 22 octobre 1979).
Les jours les plus anormalement chauds en 46 ans au Québec, à la veille du jour de l’An, les 30 et 31 décembre. Avec une température moyenne 18,8 °C plus élevée que la normale et tout juste sous le point de congélation à l’échelle du Québec (-0,5 °C), l’année se conclut sur la période de deux jours la plus anormalement chaude observée en 46 ans et la deuxième plus anormale des archives (record : des anomalies moyennes de 20,6 et 19,7 °C les 26 et 27 janvier 1979). Une centaine de records quotidiens de chaleur locale sont établis par endroits dans l’ensemble des régions du Québec. Un maximum de 14,1 °C est notamment enregistré à Granby en Montérégie le 30, alors que le maximum moyen est de 5,2 °C au sud de la province et de 1,8 °C à l’échelle du Québec. Décembre est, malgré cette douceur, le théâtre de la bordée de neige la plus importante de l’année, d’un total de 66,5 cm, reçue à Forestville, le 5 décembre.
La tempête post-tropicale Béryl, les 10 et 11 juillet. Presque un mois jour pour jour avant le passage de la tempête post-tropicale Debby, la tempête post-tropicale Béryl est de passage au sud du Québec les 10 et 11 juillet. À Coaticook en Estrie, la pluie atteint des maximums pour ce mois au Québec de 43 mm en 30 minutes, de 89 mm en 12 heures et de 142 mm au total, et cause des inondations. La tempête amène aussi 79 mm de pluie à Montréal, mettant le réseau routier sous pression. La pointe de vent la plus forte est enregistrée en Estrie (89 km/h à Sherbrooke, Lennoxville).
Neuf tornades en une journée, le 13 juin. Dix-sept tornades ont touché terre au Québec cette année, selon le recensement du Northern Tornadoes Project. De ce nombre, une tornade frappe la Montérégie très tôt dans l’année le 27 mai, pas moins de neuf sont observées en une journée en Abitibi-Témiscamingue et au nord des Laurentides le 13 juin, cinq touchent le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Montérégie, les Laurentides et la Capitale-Nationale en juillet, et deux autres frappent la Mauricie en septembre. Les plus fortes, de catégorie EF2, avec des vents qui ont pu atteindre 190 km/h, sont survenues en milieu forestier le 13 juin. Ces vitesses n’ont pu être mesurées directement, mais la vitesse de vent la plus élevée mesurée cette année a même dépassé ce seuil, avec 192,6 km/h le 10 janvier au sommet du Petit mont Sainte-Anne, dans le parc national de la Gaspésie.
Les 20,5 °C les plus hâtifs des archives, suivis d’un refroidissement record, les 27 et 28 février. Le maximum quotidien a atteint 20,5 °C le 27 février à Ormstown en Montérégie, une température plutôt estivale en plein hiver, qui constitue un record absolu de chaleur pour les 68 premiers jours d’une année au Québec et seulement la deuxième occurrence d’une valeur supérieure à 20 °C aussi tôt dans une année (20,4 °C le 25 février 2017 à Huntingdon). Quelques heures plus tard, le sud du Québec faisait cependant face à un refroidissement record, dépassant -19 °C en deux heures de Val-d’Or à Chapais et atteignant -21,3 °C autour du réservoir Gouin. À Senneterre en Abitibi-Témiscamingue, la température moyenne baisse de 13,4 °C en une heure et de 19,4 °C en deux heures, fracassant les précédents records enregistrés depuis le début des mesures horaires à cette station en août 1992 (-9,6 °C en une heure le 12 février 2020 et -15,0 °C en deux heures le 2 mars 2003). Au sud du réservoir Gouin, la température moyenne chute de 12,9 °C en une heure et de 19,2 °C en deux heures, battant aussi largement les records (-10,4 °C en une heure le 15 mai 2004 et -15,2 °C en deux heures le 15 avril 2023) basés sur des observations qui remontent à 1977.
La plus longue séquence anormalement chaude en un an : 46 jours, du 11 septembre au 26 octobre. La température excède la normale tous les jours, du 11 septembre au 26 octobre, par 4,2 °C en moyenne au Québec. La chaleur automnale allonge la saison de croissance des plantes et retarde l’occurrence du premier gel automnal, de plus d’un mois par endroits et de 10 jours, en moyenne, au sud de la province. Cette séquence mène à une chaleur record en septembre et au quatrième plus chaud mois d’octobre jamais observé à l’échelle du Québec. La plus longue séquence la plus récente est survenue à la même période un an plus tôt et a mené à un scénario similaire : du 2 septembre au 28 octobre 2023, une séquence de 57 jours plus chauds que la normale avait mené à la précédente chaleur record en septembre et au deuxième mois d’octobre le plus chaud des archives.
Une rare éclipse totale du soleil refroidit de 3,0 °C l’extrême sud du Québec, le 8 avril. Le soleil s’est retrouvé complètement caché de la terre pendant quelques minutes le 8 avril, alors que la lune était de passage entre les deux. La diminution du rayonnement solaire incident a alors eu un effet notable sur la température, dans la portion du Québec obscurcie par le phénomène. En effet, une baisse moyenne de 3 °C a été observée dans le secteur touché, alors que Montréal, la Montérégie, le Centre-du-Québec, l’Estrie et la Chaudière-Appalaches, notamment, ont été complètement coupés du soleil pendant quelques minutes. De plus, la majorité des Québécois dans la zone de totalité ont eu droit à un ciel dégagé pour observer le phénomène.
La présente analyse est basée sur les observations climatiques faites aux stations de surface de référence du Québec depuis 1915 et homogénéisées depuis 1960.
Sommaire mensuel géostatistique pour le Québec
2024 | Moyenne | Anomalie1 | Classification |
Température maximale (°C) | 6,2 | 2,9 | Extremement chaud |
Température moyenne (°C) | 1,5 | 3,2 | Extremement chaud |
Température minimale (°C) | -3,2 | 3,5 | Extremement chaud |
Lieu où le record annuel local de chaleur a le plus largement été battu dans chaque région
Région hydrographique |
Moyenne, 2024 (°C) | Moyenne, record (°C) | Moyenne, record (Année) | Lieu |
Abitibi-Témiscamingue | 4,2 | 3,2 | 2010 | Sainte-Hélène-de-Mancebourg |
Outaouais | 6,0 | 5,2 | 1998 | Lac Nilgaut |
Montréal | 8,8 | 8,3 | 2021 | Rivière-des-Prairies |
Laurentides | 7,0 | 6,2 | 2010 | La Macaza |
Lanaudière | 6,9 | 6,4 | 2010 | Sainte-Béatrix |
Mauricie | 7,6 | 6,7 | 2010 | Saint-Thomas-de-Caxton |
Centre-du-Québec | 8,3 | 7,5 | 2010 | Pierreville |
Chaudière-Appalaches | 6,9 | 6,2 | 2012 | Saint-Ludger |
Bas-Saint-Laurent | 6,6 | 6,1 | 2010 | Dégelis |
Gaspésie | 4,5 | 4,0 | 2010 | Saint-Jean-de-Cherbourg |
Côte-Nord | 6,4 | 6,2 | 2010 | Tadoussac |
Nord-du-Québec | 4,4 | 3,3 | 2010 | Waswanipi |
Capitale-Nationale | 6,7 | 6,2 | 2010 | Sainte-Christine-d’Auvergne |
Montérégie | 9,3 | 8,3 | 2012 | Ormstown |
Laval | 9,9 | 9,2 | 2021 | Chomedey |
Saguenay–Lac-Saint-Jean | 5,1 | 4,4 | 2010 | Normandin |
Estrie | 7,2 | 6,6 | 2023 | Lingwick |
1 La normale de 1981 à 2010 est la référence dans ce texte, à moins d’indication contraire. |