Le coin de Rafale

Sais-tu que tu peux aider les espèces en danger au Québec?

Fyto

J’arrive d’une randonnée en raquettes dans le parc national de la Gaspésie. J’y ai vu des caribous! Sais-tu que le parc a été créé pour sauver ce troupeau de caribous (qu’on appelle aussi harde)? Tu veux connaître d’autres histoires de protection d’espèces menacées au Québec?


Faucon pèlerin - Crédit photo : J Lapointe

Tout d’abord, on ne peut passer sous silence celle du faucon pèlerin. Au milieu du siècle dernier, l’utilisation d’un pesticide appelé « DDT » a eu des conséquences très négatives sur la reproduction de cette espèce. Comme le faucon est un prédateur, il se situe au sommet de la chaîne alimentaire et il accumule ainsi toutes les toxines ingérées par ses proies. Le DDT a eu plusieurs effets néfastes sur l’espèce, dont l’amincissement de la coquille de ses œufs, qui a réduit considérablement les chances de survie des oisillons.

Pour cette raison, et pour bien d’autres raisons d’ordre environnemental, on a finalement interdit ce produit en Amérique du Nord. Puis, on a mis sur pied des programmes de « réintroduction », qui ont permis la reproduction de jeunes faucons en captivité. On les a ensuite déplacés dans des nichoirs artificiels, dans la nature et même en ville, où le faucon niche souvent. Puis, les oiseaux ont été libérés, entre autres, dans les parcs nationaux du Bic et du Fjord-du-Saguenay. Ce programme a permis d’augmenter la population de faucon. En plus, des programmes d’éducation et de protection des nids et des falaises ont été mis sur pied, si bien qu’aujourd’hui, on est beaucoup plus optimiste quant à l’avenir de cette espèce!

Je pourrais te raconter bien d’autres histoires semblables. Par exemple, chez les poissons, celle du chevalier cuivré est digne de mention. Cette espèce est unique au monde et ne se retrouve qu’au Québec! En 1999, elle a été la première à recevoir le statut d’espèce faunique menacée, en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec. Pour la protéger, on a construit une passe migratoire sur la rivière Richelieu, créé un refuge faunique dans les rapides de Chambly et mis sur pied un programme de reproduction artificielle. La survie de l’espèce est toujours fragile mais au moins, on se mobilise!

Chevalier cuivré - Illustrateur : M. Claude Thivierge

Je pense aussi à l’histoire de la rainette faux-grillon de l’ouest, qui n’est pas encore terminée! Cette petite grenouille a fait la manchette des journaux. Les citoyens et les groupes environnementaux sont passés à l’action pour protéger les milieux humides de cet amphibien qui est menacé, entre autres, par des projets de développement.


Rainette faux-grillon de l'ouest
Illustrateur : M. Claude Thivierge

L’histoire du pygargue à tête blanche est aussi porteuse d’espoir. Ce grand rapace avait subi un déclin important vers la fin des années 1970, tout comme le faucon pèlerin. Il est maintenant en voie de rétablissement. Il faut demeurer vigilant et, pour assurer la reproduction de l’espèce, des mesures de protection des nids existent dans les forêts publiques. Plusieurs autres actions ont également été entreprises afin de protéger l’espèce et ses habitats.  

Tu sais, si tu aperçois une espèce menacée ou vulnérable, tu peux la signaler au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. C’est une autre façon de contribuer à la protection des espèces menacées au Québec! Tu peux aussi transmettre tes observations sur les tortues, les couleuvres et les amphibiens aux responsables de l’Atlas des amphibiens et des reptiles du Québec (AARQ).

Pour en savoir plus sur les espèces menacées ou vulnérables

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Fyto

Publication : février 2015