Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
Recherche Quebec.ca

Bassin versant de la rivière Boyer - 1998

La pollution agricole... il faut y voir sérieusement (suite)


Les travaux d'assainissement: où en sommes-nous?

Différentes interventions d'assainissement visant à améliorer la qualité de l 'eau ont été mises en place ou sont présentement en cours de réalisation dans le bassin de la rivière Boyer.

Volet urbain

Seules les municipalités de Saint-Charles et de Honfleur déversent leurs eaux usées sanitaires dans les cours d'eau. La municipalité de Saint-Charles dispose d'un système de boues activées pour le traitement de ses eaux usées. Mise en opération en décembre 1987, la station d'épuration n'est cependant efficace que depuis 1995. À Honfleur, les eaux usées en provenance du village, dont la population est d'environ 315 habitants, ne sont pas traitées. Aussi, près de 65% des eaux usées se déversent-elles directement dans le cours d'eau Laflamme et environ 35% dans des fossés le long de la route principale. La municipalité de Honfleur s'est inscrite au Programme d'assainissement des eaux usées municipales (PADEM) en 1994. Par ailleurs, l'ensemble des municipalités ont la responsabilité d'appliquer le Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées.

Photo de la station d'epuration de Saint-Charles

La station d'épuration de Saint-Charles.

Volet industriel

L'abattoir de Saint-Charles, qui a fermé en 1995, constituait l'unique établissement industriel considéré comme polluant dans le bassin en raison de ses rejets liquides. L'entreprise a par la suite été transformée en un centre de préparation de mets cuisinés. Elle appartient au Groupe Premier Chef inc. depuis le 15 octobre 1997. Elle achemine ses eaux usées et ses eaux de lavage à la station d'épuration de Saint-Charles pour être traitées conjointement avec les rejets domestiques de la municipalité.

Volet agricole

Environ 80 producteurs ont bénéficié de subventions gouvernementales de près de 2,5 millions de dollars pour construire des infrastructures étanches d'entreposage des déjections animales. Des investissements de l'ordre de 140 000$ ont aussi permis la réalisation d'autres types d'interventions: aménagement de 105 aires d'abreuvement en retrait des cours d'eau pour le bétail; végétalisation des bandes riveraines sur 80 kilomètres de rivière; stabilisation de 36 sites d'érosion (sorties de drains, de rigoles, de fossés); préparation de 140 plans de ferme.

Photo d'une rivière

L'exclusion du bétail et la végétalisation des bandes riveraines permettent de stabiliser les talus et de freiner les pertes de particules de sol dans le cours d'eau.

Retour à l'index - Rivière Boyer  Section précédente   Section suivante


 Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
© Gouvernement du Québec, 2024