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Anciennes lagunes de Mercier


Contexte

Problématique liée au site des anciennes lagunes de Mercier

La contamination des eaux souterraines à Mercier remonte à la fin des années soixante. Les anciennes lagunes de Mercier ont servi de lieux d’enfouissement pour différentes matières résiduelles provenant d’activités industrielles diverses. Les liquides présents au site des anciennes lagunes consistent en un mélange de divers composés chimiques organiques. On y trouve des hydrocarbures, mais également plusieurs composés organochlorés. Les propriétés physicochimiques de ces composés, combinées au contexte hydrogéologique particulier du site, sont à l’origine de la complexité du problème de contamination et des difficultés que pose sa gestion. Les liquides générés sont en partie constitués de « liquides immiscibles denses » (LID). Les LID sont essentiellement formés de composés organochlorés qui ont des caractéristiques particulières :

  • Ils sont immiscibles avec l’eau; ainsi, comme l’eau et l’huile, ils ne se mélangent pas;
  • ils sont plus denses que l’eau (par gravité, ils migrent vers le bas);
  • ils sont volatils (ils se diffusent dans l’air lorsqu’ils sont en contact avec celui-ci);
  • ils sont peu solubles, mais suffisamment pour générer une phase dissoute qui contamine l’eau souterraine sur une grande distance.

Les anciennes lagunes sont situées à 20 kilomètres au sud-ouest de Montréal sur le chemin Sainte-Marguerite. Le site visé par le suivi se trouve dans le secteur sud de la municipalité de Mercier, et englobe une partie des municipalités de Sainte-Martine, de Saint-Isidore et de Saint‑Urbain-Premier.

D’un point de vue stratigraphique, les anciennes lagunes sont situées en marge ouest d’une vallée enfouie comblée de sables et graviers sur une épaisseur avoisinant les 30 mètres (figure 1 - PDF, 72 ko). À la base de cette vallée enfouie se trouve un horizon peu perméable de till qui, sporadiquement, est absent et permet le contact direct des sables et graviers avec le socle rocheux sous-jacent. Cette configuration particulière, appelée « fenêtres au roc », permet la percolation de l’eau souterraine provenant de l’aquifère granulaire vers l’aquifère trouvé dans le roc par l’entremise des fractures superficielles du socle rocheux. Ainsi, malgré la présence d’un horizon de till peu perméable, des LID ont pu s’écouler à la base de l’esker, puis pénétrer le milieu fracturé. C’est pour cette raison que, bien que le déversement des déchets industriels liquides ait été limité aux lagunes, des LID se retrouvent au niveau du socle rocheux, en aval hydraulique du site.

Régionalement, c’est l’aquifère trouvé dans le socle rocheux qui est exploité comme source d’eau potable. C’est notamment pour des considérations de sécurité d’approvisionnement, de compréhension du comportement des contaminants ainsi que dans un souci de confirmer l’efficacité du piège hydraulique actuel que le suivi de la qualité de l’eau et de la piézométrie aux anciennes lagunes de Mercier est mis de l’avant.

Piège hydraulique : comment ça fonctionne?

Le piège hydraulique est assuré par le pompage en continu de l’eau souterraine par trois puits aménagés en aval hydraulique des anciennes lagunes, à raison de deux puits en fonction et d'un puits à l’arrêt. Ce piège a pour objectif de contrôler la migration du panache d’eau souterraine contaminée par la phase dissoute. L’eau extraite de ces puits est redirigée à l’usine de traitement des eaux souterraines (UTES), construite en 1984. L’eau est ensuite rejetée dans le ruisseau de l’Esturgeon, après avoir été traitée.

Suivi des eaux souterraines

Depuis près de 20 ans, au printemps et à l’automne, le suivi des eaux souterraines est assuré par des techniciens du Ministère. Ils échantillonnent 15 puits d’observation composant le réseau de suivi des eaux souterraines du site des anciennes lagunes de Mercier. Ces 15 puits permettent de suivre la qualité de l’eau souterraine au pourtour des anciennes lagunes, à la ceinture d’alerte localisée en rive nord (droite) de la rivière Esturgeon, au puits municipal de Sainte-Martine (actuellement hors fonction) ainsi qu’aux puits trouvés à proximité de ce dernier.

Suivi piézométrique

Parallèlement aux prélèvements d’eau, un relevé des niveaux d’eau mesurés dans 46 piézomètres et puits est réalisé de manière à définir la piézométrie régionale. Cette information permet de valider l’efficacité du piège hydraulique en modélisant la surface piézométrique de l’aquifère (figure 2 - PDF, 1,7 Mo et figure 3 - PDF, 301 ko).

Pour plus de renseignements

Communiquez avec les renseignements généraux du Ministère ou la Direction régionale de la Montérégie.

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